Nos avis, nos idées.

Promouvoir la formation : pour un système de formation performant

pour nous, la formation et la recherche revêtent une importance prioritaire. Une bonne formation est la meilleure assurance contre le chômage et contribue à pouvoir mener une vie autonome. Nous créons des conditions-cadres nous garantissant une place de pointe dans ce domaine au niveau international. La formation nous enseigne les bases de la vie sociale. La recherche augmente la force d’innovation de la société. La recherche et la formation sont les sources de notre bien-être.

Nous sommes en faveur d’une école publique. A nos yeux, il incombe aux cantons et aux communes d’offrir aux enfants et aux jeunes une formation de grande qualité, afin de lutter contre les tendances discriminatoires à la privatisation de l’éducation.

Nous demandons l’introduction de normes nationales pour les objectifs pédagogiques essentiels et nous en mesurons périodiquement le respect. Nous considérons les notes comme un moyen d’évaluation approprié pour les prestations individuelles. Nous voulons que la Suisse soit parmi les leaders mondiaux pour toutes les compétences de base évaluées par les études PISA. Dans la mesure du possible, le plan d’enseignement 21 doit être appliqué de manière contraignante. Il convient de viser une harmonisation de l’éducation en Suisse avec des paramètres comparables.

Nous demandons qu’outre les compétences de base, soient transmises des compétences sociales telles que l’esprit d’équipe, le savoir-vivre, le respect, la tolérance, le sens critique, l’aptitude au compromis, l’entraide et les stratégies de résolution de conflits. Les matières telles que le sport et la musique y jouent un rôle important. Nous demandons des interventions ciblées contre la violence à l’école.

Protéger l’environnement et les ressources naturelles : pour améliorer la qualité de  vie

La croissance économique doit être en harmonie avec l’environnement. Par notre politique environnementale, nous misons sur des incitations, telles que le principe du pollueur-payeur et les taxes incitatives, et non sur des interdictions. Nous garantissons un approvisionnement sûr et renouvelable en électricité.

Nous nous engageons pour la protection des milieux naturels (eaux, forêts, paysage, flore, faune) et pour le maintien de la biodiversité. Nous prenons au sérieux le changement climatique et voulons protéger nos Alpes et notre espace de vie. Nous nous engageons pour une prolongation du protocole de Kyoto (Kyoto 2) jusqu’en 2020. Nous soutenons l’objectif de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre dans notre pays d’ici 2020.

Nous nous engageons pour une production suffisante d’énergie sûre, propre et indigène ainsi que pour une dépendance à l’égard de l’étranger aussi réduite que possible.

Nous soutenons une sortie progressive de l’énergie nucléaire. Nous accomplissons la transition énergétique en soutenant la production d’énergie hydraulique indigène (y compris grande hydraulique et accumulation par pompage) ainsi que les autres énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement et la simplification de la rétribution à prix coûtant (RPC), et le renforcement du programme bâtiment. Nous poursuivons le programme « SuisseEnergie ».

Une politique des transports durable : pour une mobilité efficace

La mobilité des personnes et des biens augmente continuellement. Nous garantissons la performance de nos infrastructures de transport sur le long terme. Nous nous engageons en faveur d’un accès adéquat à la mobilité pour tous, à un prix acceptable, ainsi que du meilleur compromis possible entre mobilité et protection de l’environnement.

Nous nous opposons à la privatisation du transport ferroviaire et préconisons davantage de concurrence entre les exploitants. Nous nous opposons aux efforts déployés pour séparer l’infrastructure ferroviaire de l’exploitation ferroviaire. Au contraire, une autorité indépendante de régulation (Railcom) doit être mise sur pied.

Nous demandons une conception globale du transport de marchandises qui prenne également en compte le transport ferroviaire de marchandises sur tout le territoire. En ce qui concerne l’attribution des sillons, le transport cadencé de voyageurs par le rail doit être maintenu.

Nous soutenons les mesures visant à transférer le trafic transalpin international de la route au rail : il convient d’exploiter le potentiel maximal de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP), en l’augmentant au montant maximal fixé par l’accord sur les transports terrestres entre la Suisse et l’UE. A nos yeux, les objectifs de l’article constitutionnel sur la protection des Alpes sont contraignants. Nous demandons la réalisation d’un corridor de 4 mètres sur l’axe du Gothard d’ici 2020 au plus tard. La Confédération oit soutenir financièrement les terminaux de chargement pour le transport combiné.

Pour une alimentation sûre et la protection des consommateurs : pour une agriculture productive et écologique

Nous considérons qu’il est essentiel de disposer d’un approvisionnement adapté en nourriture produite dans notre pays. Nous maintenons les paiements directs à l’agriculture pour les prestations d’utilité publique.

Nous nous engageons en faveur d’une agriculture orientée vers l’avenir et, surtout, portée par les exploitations familiales. Une entreprise familiale de production doit pouvoir générer un revenu comparable à l’ensemble de la population.

Nous restons fidèles au mandat constitutionnel de l’agriculture ainsi qu’aux tâches multifonctionnelles qui s’y rapportent. La politique agricole doit s’inscrire dans la perspective d’un degré d’approvisionnement net d’au moins 60 %.

Nous nous engageons en faveur d’une agriculture productive et écologiquement durable. L’exploitation agricole ne doit pas être restreinte par des régulations inutiles et d’importantes charges administratives. Nous favorisons une agriculture de proximité qui fournit des produits indigènes passant directement du producteur au consommateur.

Une politique d’immigration moderne : piloter l’immigration et encourager l’intégration

 

L’immigration est nécessaire afin de couvrir les besoins de l’économie et de la société. Nous soutenons la libre circulation es personnes. Nous restons flexibles à l’égard de l’immigration en Suisse, en tenant compte des besoins de notre économie et nous encourageons l’intégration.

Nous pilotons l’immigration des ressortissants de pays non-membres de l’UE ou de l’AELE par le biais de contingents et sur la base de critères de qualification. Après un certain délai, les autorisations d’établissement doivent être prolongées si le demandeur a fait des efforts pour s’intégrer et apprendre une langue nationale.

Nous soutenons la naturalisation facilitée des jeunes étrangers qui ont fréquenté nos écoles et parlent notre langue. Les enfants nés en Suisse doivent pouvoir être naturalisés.

Une bonne intégration est attendue. D’une manière générale, nous limitons la migration due à la pauvreté. Un permis de séjour doit être lié à un contrat de travail valable.

Pour une politique de l’asile qui fonctionne : accélérer les procédures et lutter contre les abus

 

Nous préservons la tradition humanitaire de la Suisse, tout en luttant contre les abus en matière d’asile. Notre politique à l’égard des réfugiés respecte la Convention de Genève et la Convention européenne des droits de l’Homme.

Nous demandons l’application systématique des accords de Schengen/Dublin ; tous les Etats signataires doivent respecter leurs engagements. Dans ce sens, la Suisse doit faire pression à l’échelon international.

Nous renforçons la politique extérieure en matière de migration et nous concluons des partenariats migratoires ainsi que des accords de réadmission avec les pays étrangers, notamment avec l’Afrique.

Nous maintenons l’interdiction de travailler durant trois mois pour les demandeurs d’asile.

Une politique extérieure active pour une Suisse souveraine et ouverte

 

Nous voulons préserver nos intérêts sur la scène internationale, intensifier nos relations internationales et lutter globalement pour nos idéaux.

Dans toutes les questions de politique extérieure, les intérêts de la Suisse doivent être les principes d’action primordiaux.

La Confédération et les cantons doivent s’engager en faveur d’une politique extérieure unifiée et forte, dans les limites du cadre défini par la Constitution. Il faut pour cela mieux coordonner les objectifs de politique extérieure et les appliquer dans les régions frontalières.

La Suisse a besoin d’entretenir de bonnes et étroites relations avec l’Union européenne.

La voie bilatérale a fait ses preuves ; elle doit être poursuivie.

Régions vivantes : pour un service public fort et des perspectives de développement dans toutes les régions du pays

 

Nous voulons que toutes les régions de Suisse aient des perspectives économiques garanties. Nous nous engageons pour un service public efficace et de qualité, accessible à tous les citoyens dans toutes les régions du pays. Nous nous opposons à une centralisation rampante de la Suisse.

Nous soutenons une augmentation des moyens affectés au tourisme et à la politique régionale. Nous soutenons pleinement la promotion du tourisme suisse : la publicité en faveur de la « Suisse, pays de vacances » est du ressort de la politique économique et incombe à la Confédération. Le secteur du tourisme doit continuellement adapter son offre et les structures aux nouvelles réalités. La Confédération a le devoir de soutenir activement le processus de transformation de cet important secteur économique par le biais de conditions-cadres judicieuses, des procédures d’autorisation simples, afin d’ouvrir de nouveaux marchés. Son rôle est également d’encourager le réseautage des prestataires du tourisme.

Il ne faut pas économiser au niveau de la desserte des régions de montagne et des régions périphériques. En outre, la coopération entre l’agriculture et le tourisme doit être soutenue et les conditions-cadres pour l’agrotourisme en Suisse doivent être améliorées.

Nous demandons l’élaboration de mesures de soutien pour les secteurs affectés par l’initiative sur les résidences secondaires, en étroite collaboration avec les cantons. Les caractéristiques et les besoins spécifiques des cantons de montagne doivent être pris en considération.

Etat efficace : nos positions pour des réformes institutionnelles

 

Nous examinons en permanence l’efficacité des institutions étatiques et les préparons à relever de nouveaux défis.

Nous nous opposons à une centralisation rampante et nous voulons une forte autonomie des cantons et des communes. Les cantons et les communes doivent coopérer davantage et se doter de structures plus importantes et plus efficaces. Le désenchevêtrement des tâches au sens des principes constitutionnels est inévitable qu’il soit vertical (répartition des compétences entre la Confédération, les cantons et les communes) ou horizontal (associations ou fusions de communes).

Au carrefour entre la démocratie directe et le droit international public, nous optons pour la voie moyenne : une juste pesée des intérêts. Les normes impératives du droit international jouissent d’une prééminence sur le droit national. Le droit national, en revanche, a préséance sur les règles non impératives du droit international.

Nous entreprenons un « examen général » de nos institutions étatiques dans une optique de maximiser les gains d’efficacité. Nous examinons la possibilité d’introduire une « date de péremption » pour certaines lois. Nous ne devons pas continuer à appliquer des règlements inadaptés uniquement parce qu’ils existent.

Maîtriser les finances : pour des finances fédérales équilibrées

 

Nous mettons tout en œuvre pour assurer des finances publiques équilibrées aujourd’hui et demain.

Nous assurons un équilibre des comptes annuels de l’Etat. Il faut poursuivre avec mesure la baisse de la dette publique ; il convient de profiter des faibles taux d’intérêts actuels – qui diminuent les dépenses en versement d’intérêts – pour réduire davantage l’endettement de l’Etat. Nous maintenons le frein à l’endettement ; il constitue un modèle à succès de la Suisse.

Un Etat doit investir dans l’avenir.

Nous fixons des priorités au bénéfice des familles, de l’éducation et des petites et moyennes entreprises.

Nous renforçons le principe à trois piliers de la prévoyance vieillesse.

Nous surveillons la situation financière des cantons et renonçons à les accabler davantage. Nous soutenons le développement de la péréquation financière qui doit être régulièrement adaptée aux nouvelles donnes. L’objectif principal – réduire l’écart entre les cantons financièrement forts et financièrement faibles – doit être maintenu.

Les questions de société à l’époque du progrès scientifique

 

Le PDC est un parti de valeurs. Au carrefour de la dignité humaine, de la liberté de recherche et de l’évolution du contexte scientifique, il œuvre à la sauvegarde de ses principes. Le juste équilibre entre les différentes questions de société doit souvent être déterminé au cas par cas.

Nous nous opposons résolument à l’euthanasie active. L’assistance au suicide doit rester non punissable, dans la mesure où elle n’est pas réalisée pour des motifs égoïstes.

Nous nous engageons pour que le diagnostic prénatal soit limité exclusivement à des fins médicales.

Nous soutenons la loi fédérale sur la procréation médicalement assistée. Elle réglemente la recherche sur les cellules souches et permet la fécondation in vitro.