Référendum contre le budget : la gauche ne fait pas confiance au peuple!

Référendum contre le budget : la gauche ne fait pas confiance au peuple!

Budget soumis au législatif sans volonté de discussion, avis juridique, recours devant la Cour constitutionnelle : dans cette campagne, rien n’aura été épargné aux référendaires et signataires d’un texte responsable et démocratiquement incontestable.

 

Tout aura été tenté pour empêcher la population de Delémont de s’exprimer ! Dès le début de sa campagne, le PDC a toujours mis l’accent sur la nécessité pour les citoyennes et les citoyens de valider ou non par les urnes la politique menée par la majorité, avec en toile de fond la création de 18.8 EPT au sein de l’administration. Une décision susceptible de grever durablement les finances de la capitale jurassienne.

Malgré le recours déposé par l’ancien conseiller de ville et ancien député CS-POP Christophe Schaffter, le PDC maintient son texte et son message : il exige un échelonnement de l’engagement de personnes dans le temps, avec un réexamen ponctuel des demandes en personnel, en tenant compte des besoins réels et de l’état des finances municipales.

Cette demande est appropriée au vu des dispositions actuelles et du fait que les postes ont été décidés. Le conseil communal n’a aucune obligation d’engager des personnes de façon précipitée. Cela équivaudrait à une gestion désastreuse de l’argent des contribuables, quand on songe aux différentes réformes, fiscales et autres, auxquelles Delémont, comme d’autres communes jurassiennes, devra faire face à court et moyen terme.

A maintes reprises, le PDC a rappelé l’impossibilité de contrer les postes votés par la majorité en organisant quelque 20 référendums différents, ceci afin d’éviter un résultat à la sortie des urnes totalement arbitraire. Par conséquent, seule une remise en question du budget, incluant cette dépense de CHF 2 millions, s’est avérée techniquement possible et adéquate.

Cette stratégie a été comprise par le peuple. Plus de 700 signatures ont été récoltées en à peine dix jours durant la période des fêtes. Ce succès en dit long sur la nécessité pour l’exécutif d’organiser ce référendum. A défaut, il risque de voir sa légitimité écornée pour la suite de la législature.

 

 François Monin, Coordinateur du comité référendaire 079/559.78.66                               

Christophe Girardin, Président de Section, 076/822.03.14